viernes, 7 de mayo de 2010

Napoleón y Josefina

Nice, 10 germinal an IV

Je n´ai pas passé un jour sans t´aimer. Je n´ai pas passé un jour sans te serrer dans mes bras ; je n´ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l´ambition qui me tiennent éloigné de l´âme de ma vie. Au milieu des affaires, à la tête des troupes, en parcourant les camps, mon adorable Joséphine est seule dans mon coeur, occupe mon esprit, absorbe ma pensée. Si je m´éloigne de toi avec la vitesse du tourrent du Rhône, c´est pour te revoir plus vite. Si, au milieu de la nuit, je me lève pour travailler, c´est que cela peut avancer de quelques jours l´arrivée de ma douce amie, et cependant, dans ta lettre du 23, du 26 ventôse, tu me traites de vous. Vous toi-même ! Oh ! mauvaise, à ton mari... ? Oh ! mon amie, le vous et ces quatre jours me font regretter mon antique indifférence [...]. Mon âme est triste ; mon coeur est esclave, et mon imagination m´effraie... Tu m´aimes moins, tu seras consolée ; un jour, tu ne m´aimerais plus ; dis-le moi, je saurai au moins mériter le malheur !...

Adieu, femme, tourment, bonheur, espérance et âme de ma vie, que j´aime, que je crains, qui m´inspire des sentiments tendres qui m´appellent à la nature et des mouvements impétueux aussi volcaniques que le tonnerre ! Je ne te demande ni amour éternel ni fidelité, mais seulement une vérité, une franchise sans bornes. Le jour où tu dirais : je t´aime moins, sera le dernier de mon amour ou le dernier de ma vie. Si mon coeur était assez vil pour aimer sans retour, je le hacherais avec mes dents. Joséphine, Joséphine ! Souviens-toi de ce que je t´ai dit quelquefois : la nature m´a fait l´âme forte et décidée. Elle t´a bâtie de dentelle et de gaze. As-tu cessé de m´aimer ? Pardon, âme de ma vie, mon âme est tendue sur de vastes combinaisons qui me rendent malheureux. Je suis ennuyé de ne pas t´appeler par ton nom. J´attends que tu me l´écrives.

Adieu ! ah ! si tu m´aimes moins, tu ne m´auras jamais aimé. Je serais alors bien à plaindre.

Bonaparte

jueves, 6 de mayo de 2010

Amigas incondicionales




Alguien me dijo una vez: "¡tus amigas se merecen una entrada!". Sin duda alguna tenía razón.
Porque tener estas amigas es lo único que me hace ver un lunes con otros ojos.
Porque gracias a sus apoyos el lado positivo siempre crecía y crecía cuando parecía imposible.
Porque en mis recuerdos felices siempre veo sus sonrisas y son las que hacen aparecer la mía día tras día.
Porque sé siempre donde encontrarlas.
Porque nos queremos y queremos lo mejor para todas.
Porque un día sin veros parece una semana.
Y porque siempre me parece poco todo lo bueno que puedo decir de vosotras.

:D